non...c'est juste la nature .....
Un vent de polémique souffle sur la Vendée
Trois jours après la terrible tempête Xynthia, les habitants tentent de pointer les responsabilités. Dans le viseur, la vétusté des digues et l’aménagement urbain trop dense dans des zones inondables.
Vendée, envoyé spécial.
Après Xynthia, c’est un vent de polémique qui souffle sur les côtes de la région. À La Faute-sur-Mer comme à L’Aiguillon-sur-Mer, principales villes touchées, nombreux sont ceux qui s’interrogent sur les causes d’un pareil désastre. Si l’alliance funeste du vent violent et d’un fort coefficient de marée ne souffre d’aucune contestation, les regards se tournent à présent sur l’état des digues. Dans cette zone du littoral, leur construction peut remonter jusqu’au début du XIXe siècle. À la question de leur grand âge se superpose aussi celle de leur entretien : certains habitants n’hésitent carrément pas à accuser les autorités de laxisme.
Madeleine, vaillante Fautaise de quatre-vingt-six ans, est formelle : « Cela fait des années que la digue devait être rénovée, vingt ans au moins si ma mémoire est bonne. Et personne n’a rien fait. On en paye aujourd’hui le prix. » Un débat auquel René Marratier, le maire de la commune, refuse de participer. « Arrêtons de dire qu’il y a eu rupture de digue à La Faute, ce n’est pas vrai. L’eau est passée par-dessus, par “subverse” », confiait-il hier au matin au quotidien régional Ouest-France. Toutefois, bien au-delà d’éventuelles responsabilités individuelles, semble poindre une critique du mode de gestion de ces barrières maritimes. En France, les propriétaires sont multiples, l’État, des communes, des syndicats privés… Déjà, les inondations en Camargue, en 1993, avaient souligné ce fait. Depuis, un vaste recensement est toujours en cours.
Une mise en garde demeurée vaine
Autre pomme de discorde, l’urbanisation trop dense en zone inondable. Un mal français constaté, hier matin, sur France Info par Chantal Jouanno : « 100 000 logements ont été construits en zone inondable », reconnaissait la secrétaire d’État à l’Écologie, soulignant « la pression des intérêts économiques et immobiliers ». Un constat auquel n’échappe pas la Vendée. En 2008 déjà, la direction départementale de l’Équipement alertait du danger potentiel avec un rapport qui précisait « que la commune de La Faute-sur-Mer a été construite sur de vastes espaces gagnés sur la mer, ne tenant pas compte de la mémoire du risque » et qui soulignait la vulnérabilité d’une zone densifiée « à l’arrière d’un réseau de digues vieillissantes ». Pour Lucien, natif de Niort et retraité sur les bords du Lay, « il n’y a pas doute : on ne maîtrise jamais tout à fait les éléments. Tout le monde le sait ici ». Car en pays chouan, la tradition a valeur de science et la parole des aînés d’axiome.
Lionel Decottignies
Source ici
et... Preuve en images, le président de la République risque une fois de plus d'être attaqué pour ses contradictions. Alors qu'il a exigé en début de semaine des explications sur la catastrophe de ce week-end, il devra faire face à un autre discours prononcé il y a tout juste un an où il défendait les constructions en zone inondable....( clic en dessous )
Après Xynthia, c’est un vent de polémique qui souffle sur les côtes de la région. À La Faute-sur-Mer comme à L’Aiguillon-sur-Mer, principales villes touchées, nombreux sont ceux qui s’interrogent sur les causes d’un pareil désastre. Si l’alliance funeste du vent violent et d’un fort coefficient de marée ne souffre d’aucune contestation, les regards se tournent à présent sur l’état des digues. Dans cette zone du littoral, leur construction peut remonter jusqu’au début du XIXe siècle. À la question de leur grand âge se superpose aussi celle de leur entretien : certains habitants n’hésitent carrément pas à accuser les autorités de laxisme.
Madeleine, vaillante Fautaise de quatre-vingt-six ans, est formelle : « Cela fait des années que la digue devait être rénovée, vingt ans au moins si ma mémoire est bonne. Et personne n’a rien fait. On en paye aujourd’hui le prix. » Un débat auquel René Marratier, le maire de la commune, refuse de participer. « Arrêtons de dire qu’il y a eu rupture de digue à La Faute, ce n’est pas vrai. L’eau est passée par-dessus, par “subverse” », confiait-il hier au matin au quotidien régional Ouest-France. Toutefois, bien au-delà d’éventuelles responsabilités individuelles, semble poindre une critique du mode de gestion de ces barrières maritimes. En France, les propriétaires sont multiples, l’État, des communes, des syndicats privés… Déjà, les inondations en Camargue, en 1993, avaient souligné ce fait. Depuis, un vaste recensement est toujours en cours.
Une mise en garde demeurée vaine
Autre pomme de discorde, l’urbanisation trop dense en zone inondable. Un mal français constaté, hier matin, sur France Info par Chantal Jouanno : « 100 000 logements ont été construits en zone inondable », reconnaissait la secrétaire d’État à l’Écologie, soulignant « la pression des intérêts économiques et immobiliers ». Un constat auquel n’échappe pas la Vendée. En 2008 déjà, la direction départementale de l’Équipement alertait du danger potentiel avec un rapport qui précisait « que la commune de La Faute-sur-Mer a été construite sur de vastes espaces gagnés sur la mer, ne tenant pas compte de la mémoire du risque » et qui soulignait la vulnérabilité d’une zone densifiée « à l’arrière d’un réseau de digues vieillissantes ». Pour Lucien, natif de Niort et retraité sur les bords du Lay, « il n’y a pas doute : on ne maîtrise jamais tout à fait les éléments. Tout le monde le sait ici ». Car en pays chouan, la tradition a valeur de science et la parole des aînés d’axiome.
Lionel Decottignies
Source ici
et... Preuve en images, le président de la République risque une fois de plus d'être attaqué pour ses contradictions. Alors qu'il a exigé en début de semaine des explications sur la catastrophe de ce week-end, il devra faire face à un autre discours prononcé il y a tout juste un an où il défendait les constructions en zone inondable....( clic en dessous )




